Au rythme du cosmos ! Dimitris Paroussis, un journaliste grec, voyage en ce moment à travers le monde. Suivez en ligne son périple, partagez ses expériences, voyagez avec lui…
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Questions frequéntes

Questions fréquentes

Vous êtes nombreux, surtout par politesse, à ne pas poser des questions. Je suis sûr que vous en avez. Alors, je les ai mises toutes ensemble et je les publie dans ce coin du site. Malgré tout, si vous en avez d’autres, je reste à votre disposition.

godimitris, c’est quoi ?

Ça a démarré comme la réalisation d’un rêve. Mais les dimensions qu’il a pris ont dépassé toutes les limites.

Au niveau personnel, c’est la réalisation d’un rêve. Une réaction au mode de vie que l’on nous impose. Un vrai exemple d’un homme ordinaire qui décida de suivre ce que son cœur désire, contre ce qui est établi.

Au niveau personnel, c’est une mission journalistique unique. Durant ce périple, j’ai réalisé les meilleurs reportages de ma vie. La durée, le mode et les objectifs de tout cet effort font que www.godimitris.gr se différencie au niveau mondial.

Des millions de latino-américains, à travers les interviews données au médias locaux (plus de 200), ont découvert qu’ils parlent grec, pensant jusque là que leur vocabulaire était basé sur le latin. Ils se sont rapprochés de la Grèce.

Des milliers de gens par le monde voyagent à travers le site dans des coins inconnus de la planète avec des photos, (maintenant aussi des vidéos) et des textes autant que possible journalistiques, avec des informations croisées et objectives. Le voyage dans ses vraies dimensions, sans excès, qui décrit la réalité telle qu’elle est actuellement. C’est la première fois que je peux dire la vérité dans mes textes. Aussi rude qu’elle soit. www.godimitris.gr ne connaît pas la censure. Beaucoup ont déjà essayé de me faire taire pour les vérités que j’écris ou je révèle. Mais ils n’ont pas réussi à me mettre à genoux et ils ne réussiront pas à le faire.

Des centaines de gens du monde entier ont révisé leur point de vue sur le voyage. Ils ont pris leur sac à dos et se sont laissés emporter par l’aventure. Certains m’ont rejoint. Quelques uns de Grèce, d’autres des États-Unis, du Japon. Et ceux qui songent sérieusement à une « escapade » sont beaucoup plus nombreux.

Des centaines de Grecs de la diaspora ont ressenti que la Grèce ne les a pas oublié, tant par ma visite chez eux, même s’ils vivent à un endroit très éloigné de la Terre, que par les reportages. Pour beaucoup de communautés grecques, j’étais le seul journaliste Grec a leur rendre visite. Et pour la première fois leur voix a été entendue. Et le plus agréable ? Beaucoup de communautés grecques disposent enfin de librairies ou de vidéothèques, des drapeaux et des affiches de Grèce. Du matériel que VOUS avez envoyé, répondant à chaque appel à partir des histoires que je publie. C’est l’occasion pour moi de vous remercier pour votre réactivité.

De dizaines de Grecs « perdus » ont retrouvé leurs parents au pays à l’occasion des reportages faits à travers www.godimitris.gr … 

Vous. Vous avez l’occasion de suivre un voyage différent, une vraie errance au moment où elle se déroule. Vous participez à un processus bidirectionnel-interactif. Et en plus, vous pouvez en faire partie. Vous pouvez.

Moi. Avec tout ce que je vis quotidiennement, j’espère que jour après jour je deviens un homme meilleur.  

As-tu changé durant tout ce périple ?

Il est certain que si quelqu’un voyage depuis plus de 1 300 jours, seul, dans des lieux inconnus et qui plus est s’il doit faire face à chaque épreuve qu’il rencontre, eh bien — qu'il le veuille ou non — il change. Je réalise que la seule chose que je suis sûr de savoir, c’est que je ne sais rien. Nos ancêtres en savaient plus.

J’ai compris que mes frontières sont le jour et la nuit. Qu’il n’existe aucune autre limite. Je n’avais jamais imaginé combien la liberté est exaltante, le fait de contrôler sa vie tout seul. C’est la première fois où ma fortune ne pèse pas plus que quelques kilos de fringues et un petit ordinateur; mais je me sens si riche. Je me rends compte aussi que nous ne vivons qu'une seule fois et le temps est intransigeant sur sa mission.

Je vis peut-être le dépassement de mon rêve, lié fortement à la réalité, plongé dans la réalité. C’est difficile à expliquer. Les besoins pour un voyage en sécurité ne laissent pas la place à des rêveries, mais ce que je vois, ce que je ressens et ce que je vis me propulsent au ciel. Il y a des moments où mon âme est comme un élève qui n’a pas fait ses devoirs devant les sentiments inconnus qui me submergent.  

Comment vois-tu ton atterrissage, de retour vers les choses sans importance du quotidien ?

Les « grandes » et les « petites » choses de la vie sont relatives. Je ne sens pas m’être envolé pour être obligé d’atterrir. Si ma maison me manque, alors je continuerai mon chemin assis sur mon canapé, si c’est ce qui me comble. D’ailleurs, c’est sur un canapé que l’idée du voyage a germé. Lorsque je m’y assoirai de nouveau, ça ne veut pas dire que je suis revenu, mais que j’ai bouclé simplement la boucle et ce canapé sera le point le plus éloigné que j’aurai atteint en tant qu’homme.   

Comment as-tu pris la décision de faire le tour du monde ?

Depuis mon enfance, j’avais la carte du monde à coté de mon lit et je rêvais de faire un jour le tour du monde. Depuis que je me souviens de moi, je voyage. Par exemple, j’ai parcouru la distance Pays-Bas–Grèce plus de dix fois en voiture et ce avant d’entrer dans ma dix-huitième année. Ce voyage m’a donné l’envie et aiguisé ma curiosité pour voir et sentir chaque pays et chaque culture. De voir de près toutes ces images que je regardais dans les magazines et la télé. À 35 ans, l’envie était toujours intense, tellement qu’elle se transforma en rêve. J’ai réalisé que notre vie passe vite et en plus combien elle est courte. Et ce qu’il nous reste, ce sont les amis et les expériences. L’argent, c’est bien, mais finalement nous ne devons pas vivre pour travailler. Nous travaillons pour vivre. Puisque, en tant que journaliste, je peux travailler à tout point du globe, qu’est-ce qui m’empêcherait de rechercher des amis et des expériences ? De vivre ce que je désire et ce qui me comble. Alors, je fais une pause de ma vie « normale » et… me voilà ! Je pense que nous ne devons pas être avares avec nos rêves.

 
 
Pourquoi as-tu lié ton voyage à la langue grecque ?  
 
Certains font le tour du monde à vélo, d'autres en voiture, ou tout autre moyen de locomotion. En tant que Grec, j’ai décidé que mon « véhicule » à moi était la culture grecque et plus spécialement la langue grecque que tu peux rencontrer sous toutes les latitudes et toutes les longitudes.

Si « les limites de ma langue sont les limites de mon monde », selon le philosophe allemand Wittgenstein, alors pourquoi ne pas atteindre mes limites ? Voyager de la Patagonie à l’Alaska et de l’Afrique à la Sibérie… 
En tant que citoyen sensibilisé, je suis inquiet et je m'interroge sur le fait que nous vivons dans un monde plein de violence et d'insécurité. Je suis sûr que cette problématique est partagée par de millions d'autres citoyens dans le monde, indépendamment de leur origine, leur couleur, leur religion, leur langue. 
Toutefois, je crois que les raisons qui nous unissent finalement sont plus nombreuses que celles qui nous séparent, même si l’opinion opposée domine.  
La culture grecque et la langue grecque sont les preuves tangibles que tous les peuples peuvent coexister et s'influencer les uns des autres de façon pacifique et créative. Laissez-moi vous rappeler en exemple la Démocratie, la Philosophie, les Jeux olympiques, la musique, le dialogue…    
C’est un défi de plus pour moi mais aussi pour les citoyens de tout le monde qui constateront qu’ils connaissaient le grec mais… ils ne le savaient pas !  
C’est pourquoi, je crois que mon périple dans le monde est une occasion exceptionnelle de communiquer avec autant de gens que possible et d’envoyer ensemble un message de coopération et de paix. 
 

Tu cherches des Grecs « perdus » ?

Lorsque je me suis retrouvé  tout seul à Ushuaia en Patagonie, en Argentine, là où  les panneaux mentionnent de façon symbolique « Le bout du Monde », j’ai rencontré Demetrio. Fils d’un Grec qui avait perdu tout contact avec le pays. Son histoire m'a ému. Je l'ai aidé à retrouver ses racines. Chemin faisant, j’ai découvert d’autres Grecs « perdus ». Les histoires écrites sur ce site en ont ému d'autres. Tous ensemble, nous les avons aidé à retrouver leurs parents. J’ai découvert une raison de plus pour faire ce voyage. D’un bout à l’autre de la Terre, je vais chercher des Grecs « perdus » et, croyez-moi, il y en a partout.  
Pour être franc, pendant le voyage j’ai découvert que mon initiative de retrouver des Grecs « perdus » me donne toute l’énergie nécessaire à cet effort. C’est mon honneur, et j’en suis heureux, que ma mission se combine à cette initiative. 
 

Comment tu localises les Grecs « perdus » ?   

Qui cherche, trouve. C’est mon principe de base. Je sais que dans chaque région, il y a un Grec perdu. Je cherche, je demande et à plusieurs reprises je suis aussi aidé par la chance.  

Je demande l’aide des médias locaux qui m’assistent vraiment et m’aident. À ce jour, plus de 200 journaux, radios et télés en Amérique latine et centrale ont parlé de mon initiative. Et les gens réagissent. Beaucoup sont ceux qui cherchent à retrouver leurs racines, parce que leur grand-père était Grec, parce qu’ils ont un nom grec. 

La recherche des Grecs perdus est un défi pour moi. Je considère remplir une mission en tant que Grec. Personne ne me l’a demandé, mais il est sorti du fond de mon cœur en cours de route. Je mobilise toutes mes connaissances et toutes mes forces. J’avoue que c’est très difficile. Avec le temps, j’ai appris comment mener la recherche, pour la rendre plus efficace.     

N’est-ce pas difficile de voyager tout seul ?  

Non. Si l'on est en groupe, on ne peut pas ressentir la vraie culture des pays visités. D’ailleurs, au cours de ma pérégrination jusqu'à maintenant, pas un jour je ne suis resté seul. Il y a toujours quelqu’un. Des compagnons de voyage, des autochtones, des Grecs, des collègues journalistes des médias locaux. Tout seul, on est souple et ouvert à tous les défis. Il suffit de faire attention à soi. Aussi, pendant mon voyage, j’ai beaucoup d’amis sur Internet. Les courriels reçus tous les jours me donnent la force de continuer. Sans compter que l'on découvre des parties cachées de soi. Je pense que nous avons tous beaucoup plus de capacités, mais nous ne relevons pas le défi.  

Le moment le plus difficile ?

La partie la plus difficile du voyage, c’était les préparatifs. Un cauchemar. En Grèce, on ne te laisse pas revendiquer ton rêve. Je le dis en toute conscience. Lorsque j’ai annoncé mon projet à mon journal de l’époque, Ethnos, ils m’ont licencié. Lorsque j’ai demandé la collaboration de quelques entreprises et d’organismes, j’ai eu affaire à l’indifférence et l’ignorance. J’essayais en vain de prouver que je ne suis pas un éléphant. Six mois durant j’ai mené durement bataille et à mes cotés seuls quatre amis sont finalement restés. Les seuls à m’encourager. J’ai attendu en vain pendant six mois la réalisation des promesses que tous dans notre pays donnent généreusement. Si je n’avais pas immédiatement acheté un billet pour partir, je serais encore à Athènes. Les quatre derniers jours je n’avais pas dormi, j’essayais de régler des choses en suspens. Je suis monté dans l’avion avant d’avoir le temps de voir où je m’embarque. Je voulais juste atterrir à Buenos Aires et de là, je verrais bien ce que j’allais faire. Pour peu que je sois loin d’Athènes. Je suis arrivé en Argentine et mon site, la pièce maîtresse de mon périple, n’était pas encore sur Internet.      

As-tu été en danger ?

Si tu fais attention, tu as un peu de chance et tu penses de façon positive — ce qui est le plus important — les risques que quelque chose t’arrive son limités. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu de problème de bouffe, je me suis pas fait voler, il ne m'est rien arrivé. Ça ne veut pas dire que demain rien ne peut m'arriver. Je suis prêt à tout et que dieu vienne en aide. Comme dit le grand poète Cavafy dans « Ithaque » : 
 
… Ne crains ni les lestrygons, ni les Cyclopes 
Ni l'irascible Poséidon 
Si tes pensées restent hautes, si ton corps 
Et ton âme sont animés de purs émois

Tu ne rencontreras ni les lestrygons, ni les Cyclopes 
Ni l'irascible Poséidon 
Si tu ne les portes pas en toi-même 
Si ton cœur ne les dresse pas devant toi… 
 

Combien de temps restes-tu habituellement à un endroit ?

Jusqu’à ce que j’en ai assez. Mais je n’oublie pas que quelque soit l’endroit où je vais, c’est logique de vivre au début le meilleur qu’il ait à m’offrir. L’usure n’a pas le temps de se manifester. Peut-être que si je restais à Rio plus de jours, la magie de cette ville serait perdue dans la routine. Il y a eu des endroits que je n’ai pu supporter que quelques heures, d'autres que je ne voulais plus quitter. À Mexico, par exemple, je suis resté trois mois et j'ai encore l'impression de n'avoir rien vu. C’est pourquoi, j’y retournerai dans trois ans. C’est de cette façon que je me suis laissé persuader et j’ai réussi à partir. 

Je me laisse aller au rythme du cosmos sans me plaindre ou être exigeant. Souvent, je ne sais rien sur mes destinations suivantes. Juste leur position sur la carte. De cette façon, beaucoup de surprises sont embusquées, heureusement agréables pour la plupart. Cependant, je prends soin d’avoir connu à la fin le plus de choses, de partir rassasié.    

Les étapes les plus importantes dans ton voyage ?

Chaque jour est différent. Chaque destination, une surprise.

Il y a des endroits qui te scotchent par leur beauté. D’autres séduisent par les gens. Si les deux arrivent en même temps, c’est le paradis. Comme à Ushuaia, en Argentine, au bout du monde. Enfant, je voyais la Patagonie sur la mappemonde et je croyais que les gens là-bas marchaient à l'envers; que c'était le pays à l'envers, que les gens s’accrochaient pour ne pas tomber. Dans ma tête, j’avais créé un pays magique. Je l’ai trouvé magique. C’était la première fois que je pleurais parce que mon âme devait trouver un moyen pour exprimer sa jouissance. En Philadelphie, au Paraguay, près de la frontière avec la Bolivie, dans une région lointaine, à proprement parler nulle part, dans un paysage désert et sec, j’ai aussi vécu des moments exaltants. Ce sont les gens qui m’ont offert ça. Comment le décrire en quelques lignes ? Je me suis retrouvé sur un îlot au Brésil, je ne me souviens pas du nom, mais je crois que le paradis n'est pas très loin de là. À Rio, j’y suis allé pour un court instant et j’y suis resté 33 jours. J’ai demandé carrément aux amis que je me suis fait là-bas de me chasser, autrement j’y serai resté pour toujours. Au Mexique, j’ai cru que mes rêves se sont réveillés et voyageaient avec moi. 

Lorsque tu vis ton rêve, lorsque tu te sens libre et tu n’a peur de rien. Lorsque tu n’espères plus rien (pas de désespoir ou de détresse) et tu es ouvert aux nouvelles aventures; lorsque tu rayonnes d'énergie positive; tu reçois de l'énergie positive. Et si tu ne la reçois pas, tu t’en vas. Parfois tu insistes à la rechercher et — oui — tu la rencontres cachée dans un coin et tu es récompensé pour tout ton effort. Chaque endroit a un paradis caché qui vaut la peine à être recherché. Peut-être, rien que cet effort est une récompense à la fin. Comme dit encore Cavafy, Ithaque n’a rien d’autre à t’offrir que le voyage.   

 
 

Financièrement, tu t’en sors comment ?

Pour le moment je voyage dans des pays peu chers. Je vis dans des auberges bon marché ; je choisis les déplacements les moins chers et je dépense le moins possible. J’ai un crédit ouvert dans lequel j’épuise en permanence… Si je suis payé, c’est-à-dire le peu d’argent de l’Agence de presse d’Athènes, en tant que correspondant, j’essaie de réduire ma dette. Disons que j’ai acheté une voiture à crédit, le lendemain on me l’a volé et je suis obligé de rembourser quand-même… au moins ma « voiture » personne ne peut la voler.  

Ta famille ne te manque pas ?

Le temps passe vite. Là-bas, tu n’a pas le temps de penser à beaucoup de choses. Tu es absorbé par la journée. Souvent je dors à peine quatre heures pour arriver au bout des défis de 24 heures. Et naturellement, ce n’est pas quelque chose que je ferai toute ma vie. Heureusement, avec Internet je peux communiquer souvent et gratuitement avec ma famille. Durant ces 1 300 jours, je suis revenu par deux fois dans ma famille et si je veux, je peux le refaire. Quelques amis sont venus à ma rencontre. De nos jours, ce ne sont pas les distances qui nous séparent, mais autre chose…   

Quelles sont les étapes de ton voyage ?  
 
Le principe de base du voyage est que nous devons nous laisser aller au rythme du cosmos. Au départ, j’avais planifié tout l’itinéraire par semestre. J’ai suis rentré dedans. Finalement, le voyage prendra plus de temps que ce que j'ai compté. Je ne sais pas combien. Peut-être cinq ans de plus. Il faut de l’entrain et de la patience. Tant que je tiens le coup.

Lors de la première phase du voyage je me suis retrouvé de façon symbolique au bout du monde, en Patagonie (Argentine). Je me suis baladé en Argentine, un peu au Chili, Uruguay, Paraguay et un peu au Brésil. Des raisons financières (après huit mois de périple) m’ont obligé à retourner en Grèce, où j’ai tenté vainement durant six mois à trouver des supports ou au moins un travail convenable.

Lors de la deuxième phase du voyage, je me suis retrouvé à Cuba et en Amérique centrale, Mexique, Guatemala, Belize, Nicaragua, El Salvador, Honduras, Costa Rica, Panama et un peu en Colombie. Un périple qui dura plus de 18 mois.

Je suis retourné en Grèce avec l’espoir que cette fois-ci je serai soutenu par des médias de masse ou quelque organisme. Mai je suis reparti bredouille de nouveau. De dizaines de mes reportages sont publiés dans des journaux et des magazines, mes vidéos sont passées et repassées sur ERT. Mais personne ne m’a rien payé pour ça..

Ainsi, j’ai entamé la troisième phase du périple, achevant plus de quatre ans au chômage et sans assurance. Mais, je persévère. Je suis retourné en Amérique latine pour finir le tour. Je me suis retrouvé au début au Chili. Ensuite, Pérou, Bolivie, Équateur, Venezuela, Colombie, Brésil, Guyane, Surinam. 

Pour savoir où je me trouve à l’instant, regardez la page d’accueil. 

La durée dépend du voyage lui-même. Je ne suis pas pressé. Peut-être qu’il faudra quelques années..  
Mais, mon but est de visiter les quatre coins du monde, de vivre dans autant de pays que possible.

 
Qu’est-ce que tu portes avec toi ?  
 
Le moins possible. Essentiellement, un sac à dos anatomique, quelques vêtements simples et pratiques, un appareil photo numérique, un ordinateur portable, une carte de crédit, une boussole et mon passeport. C’est tout. Je ne crois pas avoir besoin de plus. Ah ! un guide touristique de chaque pays visité. Au total, le poids de tout cet équipement ne dépasse pas les neuf kilos, car j'ai beaucoup de chemin à faire. 
 

Tu goûtes les cuisines locales ? 

Bien sûr, j’ai pris huit kilos depuis le début du voyage. Même si je marche beaucoup, j'essaie sans cesse tous les plats parce que j'ai faim et aussi par curiosité.    

En comparaison avec la cuisine grecque ? 

Il n’y a pas de meilleure cuisine que la cuisine grecque. Elle est incomparable. Je leur disais à Honduras, où ils ont des aubergines, des piments, des bananes que ça se mange et c’est délicieux et eux n'en ont pas beaucoup de considération, les considèrent comme des détritus. Ils ne mangent que de la viande pas terrible et jettent tous les légumes. Ils cuisinent le même plat presque tous les jours, des haricots, du maïs et de la viande. Nous, on fait le même plat tous les soixante jours. Nous avons une variété de plats et eux que trois. Les Mexicains ont de bonnes saveurs. Même de la glace au chili, du chocolat au chili. Ce sont des goûts, je les respecte. Tous les pays, même Cuba ont ce que tu veux. Tous les kiosques ont de l’eau en bouteille. Ceux qui veulent visiter ces pays, ils trouveront ce qu’ils veulent.   

 
 
Que signifie « Prends un sac à dos et suis-moi » ?

Ça ne signifie pas exclusivement venir me retrouver. Le but est l’incitation pour quelqu’un à prendre son sac à dos et faire le premier pas, devenir voyageur.

Le voyage sous sa forme actuelle, je dirais que c’est un processus à double sens à présent. De plus en plus de personnes participent au voyage, en lisant mes reportages. Je reçois beaucoup de courriels de lecteurs qui voudraient venir avec moi parce qu’ils ne trouvent pas de partenaire ou ils ont peur de faire le premier pas et de voyager seuls. Ou ils chercheront un bon prétexte, un stimulus pour voyager. Personnellement, ça ne me dérangerait pas de partager quelques jours de voyage avec vous. Donc, prenez un sac à dos et venez. Sur le site, vous pouvez voir où je me trouve. Sur la page Contact, vous pouvez me demander des détails. Je vous attendrai quelque part, il vous suffit de prendre la décision. La seule chose à préciser, c’est que nous pouvons voyager ensemble environ une dizaine de jours. L’important est le début, le premier pas…

 
Qu’est ce que l’équipe de support ?  
 
Sans l’équipe de support, tout simplement, ce voyage serait impossible à réaliser. Il s’agit d’une bande de mes amis qui non seulement ont cru à ce projet, mais ils m’ont aussi encouragé dans la pratique pour le réaliser. Je leurs dois beaucoup. Je voudrais tant vous les présenter et vous les faire connaître.

 
Qu’est que l’Inspiration ?  
 
À la page d'Accueil, il y a une rubrique Inspiration. Vous y trouverez le poème de Constantin Cavafy, « Ithaque ». Si je n’avais pas lu ce poème — pour la première fois à quatorze ans — peut-être cette envie pour le voyage ne serait pas apparue. Depuis, je l’ai lu beaucoup, beaucoup de fois et je n'en ai pas encore assez. Maintenant que j'ai entamé mon propre voyage pour Ithaque, je veux le partager avec vous. Lisez-le, en vingt langues.

 
Qu’est que goforum ? 
 
À goforum, se rencontrent tous ceux qui suivent et connaissent ce voyage par le monde. Vous y envoyez vos commentaires à publier, votre avis sur cette initiative.

 
Comment peut-on participer ou aider cette initiative ? 
 
Les supports essentiels de ce voyage, c’est vous. Jusqu’en octobre 2009, soit durant 1 300 jours de périple, j’ai résisté à l’insistance de beaucoup d’entre vous à me soutenir financièrement. Beaucoup d’entre vous me disaient que comme vous ne pouvez pas m’offrir un café en Grèce, vous me l’offrez là où je me trouve. Mais, depuis novembre 2009, sur le nouveau site de godimitris, je mentionne le numéro de mon compte bancaire. Malheureusement, mes finances sont arrivées à un niveau désespérant, tellement qu’elles commencent à limiter mes mouvements, rendre ma vie plus difficile et avoir une influence négative sur mon moral.  

Le plus tragi-comique est que, même si je fais les meilleurs reportages de ma carrière journalistique, je suis payé, si je suis payé, avec moins d’argent qu’un ouvrier non qualifié. Par force, mes dépenses sont limitées au minimum. 0 ce jour, fin 2009, je n’ai pas de mécènes qui me financent. Mais au moins, je me dis que si j’avais attendu d’économiser l’argent pour partir, je n’aurais pas commencé ce rêve…

Si vous voulez aider tout cet effort, alors, n’oubliez pas. Je travaille très dur pour publier tous les jours une histoire. Partagez-les avec moi, visitez www.godimitris.gr tous les jours.

Faites connaître le site à  vos amis. Par exemple, si vous avez un compte Facebook, parlez de cet effort à vos amis.

Si quelqu’un parmi vous veut me soutenir financièrement, même un « café » pour moi ce sera quelques kilomètres de plus pour mon périple dans le monde.  

Qu’est que godimitris le livre ?

Après tous ces voyages, les expériences et les images débordent. Il n’y a plus de place sur le site. Ce serait dommage de ne pas les partager avec vous. Ainsi, j’ai décidé de préparer une série des livres de voyage.

Le premier sur Cuba est déjà sorti. Les suivants sont en préparation.

En lisant un livre, ce que l’on peut ressentir de plus est l’identification. Dans le cas de godimitris, c’est encore plus. Vous participez.

Premièrement, vous vivez chaque jour le voyage, morceau par morceau, comme il se déroule à l’autre bout de la Terre, au même moment. L’histoire se déroule au moment ou vous buvez votre café. Vous ne pouvez pas lire sa fin et personne ne sait quel sera la suite.

Deuxièmement, vous pouvez l’influencer. Avec un message vous pouvez changer le cours de l'histoire. Vous pouvez me demander, par exemple, de visiter une ville où vous connaissez quelqu’un, une région où je ne comptais pas me rendre, mais avec votre incitation, j’irai.

Troisièmement, vous pouvez participer, être un des héros, en prenant votre sac à dos et en venant me retrouver et voyager avec moi.

Quatrièmement, vous pouvez communiquer avec l’auteur, demander plus de détails sur quelque chose que vous avez lu.

Ce n’est pas un livre écrit jadis. C’est quelque chose de vivant, d’interactif  

C’est un histoire vraie, sans excès, et qui retrace seulement la vérité. Elle ne veut pas impressionner, son but n’est pas vendre. Elle ne veut pas décrire des paradis, mais comment est la vie réellement dans d’autres mondes lointains, modestement et humblement.  

Et c'est ce qui fait différencier godimitris le livre sur les bancs des librairies.  
 

Qu’est-ce que godimitris TV ?

C’est une nouvelle rubrique. Les nouvelles technologies l’aident de beaucoup. godimitris TV est un effort d’enregistrer le périple dans le monde en vidéo. Des histoires « en direct live » comme je les ai vécues. Des images uniques, des reportages exclusifs sur les Grecs de la diaspora, sur des civilisations différentes, des gens, des paysages, des saveurs et des reportages spéciaux sur l’environnement.  

Le voyage continue,

prends un sac et suis-moi… 

Τι ώρα είναι στην Ελλάδα;
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